Améliorer la santé, la sécurité et les moyens de subsistance des femmes trieuses de déchets en Tunisie
Les femmes trieuses de déchets — ou barbéchas — représentent l'une des catégories les plus vulnérables et les plus invisibilisées de l'économie informelle tunisienne. Elles exercent un travail essentiel pour la collecte et le recyclage des déchets, sans bénéficier d'aucune reconnaissance officielle, ni de protection sociale, ni d'équipements de sécurité adéquats.
Ce projet vise à améliorer concrètement leurs conditions de santé, de sécurité et leurs moyens de subsistance, tout en renforçant leur visibilité et leur représentation collective.
Exposition aux déchets toxiques, aux maladies infectieuses et aux blessures sans accès aux soins de santé ni équipements de protection.
Aucune couverture maladie, aucune retraite, aucun accès aux mécanismes de sécurité sociale — une situation d'exclusion totale.
Stigmatisation forte, absence dans les statistiques officielles, non-reconnaissance du rôle environnemental et économique de leur activité.
Revenus très faibles et irréguliers, dépendants des fluctuations du marché des matières recyclables, sans filet de sécurité.
Étude qualitative approfondie sur les conditions de vie et de travail des femmes trieuses de déchets en Tunisie — cartographie des profils, des zones de travail, des risques sanitaires et des besoins exprimés.
Sensibilisation aux risques sanitaires, formation aux bonnes pratiques de sécurité, plaidoyer pour l'accès aux équipements de protection individuelle et aux services de santé de base.
Appui à la structuration de coopératives ou d'associations de femmes trieuses, facilitation de l'accès aux microcrédits et aux programmes d'appui économique, diversification des sources de revenus.
Campagnes de sensibilisation sur le rôle des femmes trieuses dans l'économie circulaire, plaidoyer pour leur reconnaissance institutionnelle, leur inclusion dans les politiques de gestion des déchets et leur accès à la protection sociale.
Ce projet s'inscrit en complémentarité avec les associations des Barbéchas de Cité Tadhamon et des Barbéchas de La Marsa créées lors de la Phase II du programme TILI (2015–2017), qui représentent déjà des trieuses de déchets à Tunis.